14 juin 2026
Je ne connais pas votre métier. C'est pour ça que je pose les bonnes questions
Beaucoup de développeurs prétendent comprendre votre métier. La vérité : un logiciel raté, c'est presque toujours un logiciel construit sans vraiment écouter. Voilà comment je travaille — et pourquoi ça change tout.
L'erreur que font la plupart des développeurs
Un client arrive avec un besoin. Le développeur note, hoche la tête, et code ce qu'il a compris.
Pas ce que le client voulait dire. Ce qu'il a compris.
Six semaines plus tard, le logiciel est livré. Il fonctionne techniquement. Mais il ne colle pas à la réalité du terrain. Les étapes sont dans le mauvais ordre. Un cas particulier n'est pas géré. L'interface ralentit le travail au lieu de l'accélérer.
Résultat : le client paie deux fois. Une fois pour le logiciel. Une fois pour le corriger.
Ce que j'ai appris en gérant des restaurants
J'ai passé 18 ans derrière des comptoirs, à Bordeaux, Londres, Toulouse, Charleroi. Des équipes jusqu'à 20 personnes. Des services tendus où chaque seconde compte.
Quand j'ai construit EasyRest — mon logiciel de gestion pour restaurants — je n'avais pas besoin de demander comment fonctionnait un service. Je le savais.
Mais je ne peux pas avoir vécu tous les métiers.
Je suis fils de marbrier. J'ai vu mon père gérer son stock à la main. J'ai compris les contraintes spécifiques de la marbrerie — les matériaux nobles, les chutes, les commandes sur mesure. Ça a donné Juparana, puis Miroit+ Expert pour les miroiteries et menuiseries.
Deux secteurs. Deux expériences directes.
Mais un plombier, un kinésithérapeute, un gestionnaire de parc automobile — je n'ai pas vécu leur quotidien.
Alors j'ai développé autre chose : la capacité à poser les bonnes questions.
Poser les bonnes questions, ça s'apprend
Un développeur qui ne connaît pas votre métier peut quand même construire exactement ce qu'il vous faut. À condition de savoir où chercher.
Voilà ce que je fais avant d'écrire la première ligne de code :
Je cartographie les flux réels.
Comment l'information circule dans votre activité ? Qui fait quoi, dans quel ordre, avec quels outils aujourd'hui ? Pas le processus théorique — le processus réel, avec ses contournements et ses bricolages.
Je cherche les frictions.
Où est-ce que ça coince ? Qu'est-ce que vous refaites deux fois ? Qu'est-ce que vous notez sur un papier parce que le logiciel actuel ne le gère pas ?
Je questionne les exceptions.
Tout métier a ses cas particuliers. Ceux que les logiciels génériques ignorent. Ceux qui font perdre du temps chaque semaine. C'est souvent là que se trouve la vraie valeur d'un outil sur mesure.
Je reformule avant de coder.
Avant de toucher au clavier, je vous soumets ce que j'ai compris. Pas un cahier des charges de 40 pages — une description simple de ce que le logiciel va faire, dans quel ordre, pour qui. Vous validez. Ou vous corrigez.
Pourquoi ça change le résultat
Un logiciel métier efficace n'est pas forcément le plus sophistiqué techniquement. C'est celui qui disparaît dans le quotidien de ceux qui l'utilisent.
Ils ne pensent plus à l'outil. Ils font leur travail.
C'est ça l'objectif. Pas impressionner avec la stack technique. Résoudre le bon problème, proprement, sans friction.
Ce que ça veut dire concrètement pour vous
Si vous avez un besoin spécifique qu'aucun logiciel du marché ne couvre — ou que les solutions existantes couvrent mal, trop chèrement, trop rigidement — on peut en parler.
Pas de devis immédiat. Pas de présentation commerciale.
Un échange. Je pose mes questions. Vous décrivez votre réalité. On voit ensemble si un logiciel sur mesure est la bonne réponse — et si oui, ce qu'il devrait faire exactement.